yoga des yeux

L’imagerie mentale influence les yeux

l’imagerie mentale influe sur le corps; c’est connu depuis fort longtemps. Cette idée a été reprise et reformulée par de nombreux chercheurs et auteurs scientifiques. La plus récente affirmation en ce sens appartient à Godelieve Struyf-Denis, ostéopathe, qui écrit :

Yin-Yang« Nos structures psychiques sont finalement responsables de la forme du corps ». (1)

Il est bien connu, par exemple, que les personnes en dépression profonde ne marchent pas vite et sont, en général, en flexion corporelle, que leurs visages témoignent de leur détresse.

Ce que dit la science de l’imagerie mentale

Nous savons, preuves à l’appui, qu’une image maintenue au cerveau peut affecter toute cellule, peu importe l’endroit où elle se trouve dans le corps. C’est notamment ce que rapporte Marylin Ferguson dans son livre La révolution du cerveau. Elle rapporte le fruit de recherche qui démontre que la pensée dirigée vers une partie précise du corps y produit des changements mesurables d’énergie. (2)

La science contemporaine nous apprend que « le cerveau ne peut faire la différence entre une expérience vécue et une expérience imaginée » M. Maltz (3), E. Morin (4)

Mais, déjà en 1550, le médecin suisse Paracelse affirmait : « Le pouvoir de l’imaginaire est un facteur important en médecine. Il peut produire des maladies et il peut les guérir ».

Affirmation reprise par le docteur A, Carrel qui a constaté que « la pensée peut engendrer des lésions organiques » (5) tandis que le psychologue clinicien K. Pelletier a concrétisé cette affirmation dans la formule suivante : « Un événement aussi bref qu’une pensée peut avoir l’effet d’un raz-de-marée sur le corps ». (6) Le docteur P.M. Gagey considère cette possibilité sous l’angle d’une « tornade tonique ». (7)

Si nos pensées sont des pensées de colère, notre corps en viendra à manifester cette colère. La tristesse aura son enveloppe charnelle particulière et la peur une autre.

Il convient ici de préciser que le mot « penser » convient mieux au contexte que le mot « pensée ». Il est plus inclusif et se rapporte non seulement aux idées, mais également à d’autres formes de pensées.  L’imagerie mentale appartient au domaine du penser. Il en va de même de la visualisation.

Et toutes ces observations et tous ces avis scientifiques s’appliquent aux yeux.

L’imagerie mentale et la myopie

E. B. Forrest, optométriste a conduit une expérience auprès de volontaires qui, tout en ayant les yeux fermés en position de regard au loin, devant un « champ vide », ont fait de l’imagerie mentale. Ils ont imaginé durant quelques minutes qu’ils regardaient de près. Dès la fin de cette période, il a immédiatement procédé à un examen de la réfraction oculaire. Il a constaté chez certains la présence de myopie de 2 dioptries. (8)

Un cas clinique

Une jeune adulte prend rendez-vous avec moi pour un examen de la vue. Je constate la présence d’une légère myopie et lui propose un processus de rééducation. Elle refuse catégoriquement et m’explique :

« J’ai travaillé dur pour en arriver là. J’ai une tante (maternelle) que j’ai toujours admirée depuis que je suis très jeune. J’ai voulu devenir comme elle. Je me voyais comme elle. Je l’observais constamment. Et j’ai commencé à l’imiter : je plissais des yeux et me rapprochais des choses « pour mieux voir», je disais que je ne voyais pas très bien pour éviter certains sports, etc.. J’ai réussi. Alors il n’est pas question pour moi de perdre cette identité ».

Un dernier mot

L’imagerie mentale, pour jouer ce rôle de formatrice du corps, ne peut agir seule. Elle doit être accompagné d’un acteur important que sont les émotions engendrées par telle ou telle pensée, par telle ou telle image.

Je cite Guy Corneau : « Les pensées ont peu d’efficacité par elles-mêmes, elles servent principalement à orienter le processus. Ce sont les émotions qui vibrent fortement qui produisent l’effet d’attraction ». (9)

L’imagerie mentale et la croyance

Une toute récente étude a mené les chercheurs à conclure que « la croyance est sous-estimée : l’impact de la croyance sur le cerveau d’une personne, quelle que soit cette croyance, à [mon] avis devrait être de plus en plus étudiée. » (10) Une médecin, consultante en santé globale, affirme même que les chances de guérison augmentent de 50 % si on a confiance qu’un médicament aura un effet positif sur nous. (11)

Lorsque nous avons confiance, nos pensées, nos émotions se nourrissent de cette confiance et celle-ci devient une force de vie.

En sens inverse, lorsque nous croyons qu’il est normal de développer tel ou tel dérangement qu’il soit seulement visuel ou concerne la santé en général, nous créons des facteurs favorables à son apparition. C’est le phénomène d’attraction.

 

Sources :

1)   Struyf-Denys, G., Les chaînes musculaires et articulaires, ICTGDS, Bruxelles, 2000.

2)   Ferguson, M.,  La Révolution du Cerveau, Calmann-Levy, Paris, 1974.

3)   Maltz, M. Psychocybernetics, Essandes, New York, 1967.

4)   Morin, E. cité dans Alors survient la maladie, Sirim, Empirika, Montréal, 1984.

5)   Carrel, A. L’homme cet inconnu, 1935.

6)   Pelletier, K., Le pouvoir de guérir, Québec-Amérique, Montréal, 1984.

7)   Gagey, P.M. Posturologie… Masson, Paris, 1995.

8)   Forrest, E. B., Visual imagery, OEP Publication, Duncan, 1981.

9)   Corneau, G. Le Meilleur de soi, Editions de l’Homme, Montréal, 2007.

10) Centre d’Études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

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